L'absence des nuits

Cette une nuit où tu n'es là, je suis seul chez moi. Dans ce lit, hier encore tu étais près de moi, dans ce lit, dans cette chambre, ces draps étaient aussi les tiens. Je savais que tu dormais, ailleurs dans Paris, dans une autre maison, un autre lit.

Je sentais ton odeur, le désordre, tes habits autour de moi.

Cette nuit là, je n'avais plus rien à attendre. Je me sentais étranger parmi ces objets familiers que nous avions partagés. Je comprenais avec justesse, qu'il ne me restait plus plus qu'a partir, à sortir le temps d'une vie de la tienne et qu'il n'y aurait pour m'accompagner que l'absence que tu m'as laissée.
C'était une nuit sans rêve et sans larmes. avec beaucoup d'éveil, à la moindre rumeur venue de la rue, au moindre bruit de l'immeuble.
La première nuit ou j'apprenais que je devrais vivre de ses absences, comme une leçon nouvelle
Une nuit calme en somme.

Parfois, le désespoir est un sentiment calme

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