Il me faudra du temps

j'ai besoin de dormir, m'éclipser et ne plus jamais me réveiller, sauf quand la petite lumière s'allumera, encore une fois. J'ai envie de ne plus exister, de n'être qu'une infime part de fumée, voguant au grès des quatre vents. Non seulement je n'aurais besoin que du soleil pour me réchauffer, mais je n'aurais plus besoin d'aimer. Car la souffrance qui nous avale, doucement mais surement, est une chose abjecte.

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