L'extra terrestre.

Peut-être qu'un jour, je t'oublierais. Probablement qu'à un moment donné tu sortiras de mes pensées. Je ne sais quand, mais ce jour n'arrivera sûrement jamais. Je ne sais toujours pas ce que ces personnes pensent, redoutent, à quoi elles jouent.

Ce que j'ai remarqué, c'est que ma rencontre ne laisse jamais indifférente. On commence par aimer, être séduit, on adore, puis par avoir peur de moi, puis on tente de m'analyser comme un extra terrestre.

C'est à ce moment que la césure se produit. Soit l'analyse est bonne, soit elle ne l'est pas, et je voudrais être le seul juge de cette approbation. Pourtant comment juger ?

Puis les mots jaillissent, tu es "particulier", "intelligent trop surement pour moi", ne serais tu pas un "manipulateur". Simplement parce que l'esprit est sans cesse en mouvement. Parce que l'agilité de mes idées dérangent.

Alors tu t'enfonces encore plus dans ce personnage, tu es peut être "trop fragile". Bien entendu, on ne sais pas quoi répondre, mise a part que je remercie pour la psychothérapie gratuite, j'ai déjà eu mon psy, qui n'a rien trouvé, nous avons bien cherché. Bien loin, car on cherche toujours du côté de mon enfance. Mais nous connaissons le sujet, il n'y avait en fin de compte rien de particulier, un enfant qui s'adapte à une situation donnée et puis sans cesse dans le renouvellement de la pensée.

Je trouve cela extrêmement fatiguant d'ailleurs, parce que moi-même je ne me comprends pas, alors pourquoi d'autres se permettent tant d'aisance vis à vis de moi ? Et puis je regarde mes mots, j'ai écrit tant de belles choses que je ne peux pas avoir une ame mauvaise, j'ai pris des centaines de photo, entendu tant d'éloges sur ma vision, sur ma façon de poser mon regard sur la vie, je ne suis donc pas différent, je vois simplement avec une sensibilité, je prévois le moment et je l'attrape au vol. Puis, il y a les femmes de ma vie, elles sont toujours la, comme me disait encore C. "Je t'ai quitté, mais je ne partirais jamais, il y a en toi ce lien qui ne me permet pas de partir, il est beau et anime ma vie quand la lassitude me prend. "

La comparaison me plaît bien plus lorsqu'elle est frivole. Surtout quand on me compare a un oiseau, à la légèreté, c'est vrai que contrairement aux autres, je ne n'ai pas besoin de repères, je sais que le chaos peut nous arriver à tous moment, alors se rassurer en s'accrochant à ce qui te de tout façon sera perdu un jour...

Lorsque cette étape est passée, je peux enfin choisir qui est quoi, qui a une place définie dans ma misérable existence.

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