Deux heures du mat. Rue Lepic, encore un bar ouvert, je me pose, elle est la près de moi, son visage m'est familier, bien sûr c'est Leelai, elle à Paris pour oublier, elle a pris son billet il y a deux jours pour traîner dans rue de Paris.
Étrange rencontre qui nous attire par nos souffrances distinctes. Avec ce sentiment que nos amours perdues ne reviendront pas.

Elle oublie une histoire qui aurait pu exister sans public, vivre dans la vérité, ne mentir ni à soi-même ni aux autres, ce n’est possible qu’à la condition de vivre sans public. Dès lors qu’il y a un témoin à nos actes, nous nous adaptons bon gré mal gré aux yeux qui nous observent, et plus rien de ce que nous faisons n’est vrai. Avoir un public, penser à un public c’est vivre dans le mensonge.

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