Quelqu'un que je connaissais

C'était mon premier amour, je n'étais pas le sien. Un jour elle est partie avec Erasmus à Parme. Lui, il s'appelait Salvatore. Elle aimé ses bruns cheveux et son teint ensoleillé. Elle m'est revenue, parce qu'il avait d'autres aventures ici et là, loin d'elle.

Notre premier appartement ensemble, Paris et ses bruits humains. La fac pour elle, les 39 heures de moulin, une heure pour manger et boire pour moi.
Je suis parti bien vite, elle, elle avait déjà son esprit loin de moi.

Il m'a demandé comment faire pour vivre maintenant qu'elle est partie. Comment puis je le savoir ? Je ne garde à cet instant que son visage fané et ses paupières fermées, sans les cicatrices d'une beauté sans vie.

La peur du bonheur qui s'en va, vivre seul sans elle, sans cette voix douce et calme que je retrouve installée dans un passé sans fond.

La vie n'a plus de sens pour lui, car elle a perdu sa vitale valeur. La nouveauté trop châtrée du présent; cette fragrance qui gère nos existences. Cet arôme d'occupation, je vous l'avoue, c'est elle.

Il l'a retrouvée quelque temps après mon départ pour l'Amérique du Sud. Ils se sont mariés, aimés, baisés. Nous étions jeunes sans conscience du bonheur que l'on vivait

Le voila à présent dans une d'angoisse fugace face au temps qui passe. Je prends douloureusement conscience qu'une langue ce n'est pas assez pour chanter ses tourmentes. Il n'y a plus de mots, pétrifiés dans l'extase de l'attente éternelle de ne plus sentir son corps, son étreinte.

Vivre comme s'il elle n'était pas partie, vivre en imaginant sa voix vous dire je vous aime. C'est mots qu'elle ne m'a jamais dit.

Au revoir R. Salvatore est blème sur sa brise éclatée, sonnent le glas d'une ère nouvelle pour lui.

Votre histoire était belle ? Je n'en saurais rien, je n'ai jamais voulu te revoir. Mais je ne t'ai jamais oublié

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